Nourrir la terre
Un sol riche et équilibré est le secret d’un jardin luxuriant et prospère. Une bonne terre, chacun peut l’avoir au bout de quelques années, même en partant d’un très mauvais sol. Il suffit de l’enrichir en humus et de nourrir les êtres vivants qui le peuplent. Le jardinier dispose pour cela d’un allié de choc : le compost

Terrasses, allées et cours
Pour enlever les herbes indésirables, le recette la plus simple et efficace consiste à leur administrer de l’eau bouillante ou de la vapeur d’eau brûlante. Vous pouvez aussi couper les plantes au couteau ou étaler une bâche poreuse sous les gravillons des allées.
Des sols imperméables, pavés ou recouverts de graviers ne jouissent pas d’une activité biologique aussi intense que celle qui existe dans un jardin riche en micro-organismes. Dès lors le risque est plus important de voir le produit lessivé par les eaux de pluie et entraîné dans les eaux de surface et les nappes phréatiques.

Massifs de fleurs
Privilégiez les plantes vivaces plutôt qu’annuelles : c’est une considérable économie d’énergie, y compris au potager. Récolter sans arracher la plante permet d’avoir une repousse utilisable sans avoir à ressemer. Pourquoi ne pas essayer, dans coin du jardin, un joli assemblage de plantes ornementales sauvages de nos régions ? plus délicates et plus aériennes, plus résistantes, elles vous surprendront.

Compost
Le compost c’est la baguette magique du jardinier, puisqu’il nourrira le sol et lui donnera tous les éléments vivants et nutritifs dont il a besoin. Contrairement à une idée reçue, créer un compost est d’une simplicité enfantine ! Deux grillages ou quelques planches…un compost n’est jamais manqué. S’il n’a pas la bonne consistance, il vous suffit d’être patient, de le remuer quelques fois et de l’arroser pour qu’il devienne parfait !

Un bon compost peut se faire avec les produits végétaux du jardin et des déchets végétaux de votre cuisine (à l’exception des agrumes qui contiennent des fongicides s’ils ne sont pas bio). Votre compost doit être suffisamment aéré pour que la faune s’y développe à l’aise. Pour cela, alternez différents éléments en couches successives : feuilles, déchets végétaux de cuisine, paille, terre. Si des matériaux compostables manquent au jardin, vous pouvez acheter un terreau de bonne qualité afin d’apporter les éléments nutritifs essentiels pour l’entretien de la fertilité du sol.

Pelouse
Dans notre région Paca, le gazon anglais s’acclimate difficilement et à grand renfort d’engrais et d’arrosage. Choisissez des alternatives au gazon, adaptées au climat méditerranéen. Il existe de nombreuse variétés de plantes couvre-sol tapissantes et de « gazon sec », qui restent vertes en été sans un arrosage important.
Scarifiez régulièrement et laissez l’herbe atteindre 8-10 cm avant de tondre.
Plantes couvre-sol en remplacement de gazon :
Lippia, Zoysia, Stenotaphrum, Frankenia, Dichondra, Matricaria, Cynodon

Attention les plantes couvre-sol en remplacement de gazon ne sont pas des plantes miracles. Si elles permettent d’économiser de l’eau et de réduire considérablement le temps d’entretien, elles nécessitent une mise en place soignée et un suivi rigoureux la première année, jusqu’à couverture totale du sol.
Nous vous conseillons de toute façon de réduire les surfaces de remplacement de gazon au strict minimum. Concevez le reste du jardin en grands massifs naturels d’arbustes et de vivaces, qui seront plus faciles à mettre en place et ne demanderont presque aucun entretien par la suite.

Haies
Si vous voulez avoir le plaisir d’entendre le chant des oiseaux dans votre paradis, fournissez-leur des haies diversifiées, formées non pas d’une mais de plusieurs espèces locales. Evitez de les tailler en période de nidification. Les oiseaux vous débarrasseront le jardin de nombreux « indésirables ».
Savez-vous que les merles, grives ou étourneaux se délectent de limaces et d’escargots ?

Arbres fruitiers
Choisissez des espèces résistantes adaptées à votre climat, supprimez les rameaux abîmés et n’oubliez pas d’ôter les fruits gâtés en hiver. Pensez aussi à planter quelques variétés anciennes et découvrez des saveurs oubliées tout en contribuant à la sauvegarde du patrimoine biologique.

Rosiers
Les rosiers embaument un jardin de leurs parfums mais ce sont des plantes fragiles qui demandent du soin. Pour éviter de les traiter, privilégiez des espèces résistantes, plantez les au soleil et pas trop serrés. Nourrissez les régulièrement de compost.
Les roses anciennes « galliques » sont les plus parfumées et les plus résistantes aux maladies, mais ces variétés ont des fleurs dans la gamme pourpre seulement.

Potager
Pratiquez des rotations pour éviter de cultiver successivement au même endroit deux légumes d’une même famille. Chaque plante ayant des besoins nutritifs spécifiques, cette alternance permettra de renouveler la fertilité des sols : tomates, aubergines, pommes de terre ou oignons, ail, poireaux ou navets, choux, radis, moutarde…Par ailleurs, la diversité des espèces et des variétés au potager met le jardinier amateur à l’abri d’une perte massive de sa production quelles que soient les conditions climatiques de la saison à venir.
Recourrez aux associations de cultures : par exemple carottes et oignons pour une protection réciproque contre la mouche,…ou demandez conseil au spécialiste.
Supprimez rapidement les parties malades : cela empêchera souvent le développement parasitaire sur les autres plants.
Prévoyez des barrières physiques : selon vos plantations : par exemple des voiles anti-insectes contre la mouche de la carotte ou la culture de la tomate en pots pour éviter les limaces.
Posez des pièges contre les campagnols ou les limaces (bol de bière) ou pratiquez la lutte biologique en intégrant des prédateurs à vos ravageurs
Choisissez avec soin vos semences : des variétés locales de semences biologiques adaptées à votre région sont moins sensibles à des attaques de parasites et prédateurs.

Paillage
Le paillage consiste à étaler une couche d’un matériau, minéral ou végétal, autour des plantes, sur la surface du sol, pour le protéger de l’érosion et empêcher le développement des mauvaises herbes. Si vous choisissez un paillage biodégradable (broyat de déchets verts, tontes d’herbe séchées, feuilles, écorces de bois, écorces de cacao, paille…), celui-ci nourrira en plus votre sol. Il vous permettra également de limiter les arrosages et vous évitera de devoir désherber.

BRF (bois raméal fragmenté)
Méthode naturelle de régénération et de remise en état des sols, par l’utilisation des rameaux verts d’ essences feuillus, qui sont fragmentés, broyés puis épandus et incorporés aux premiers centimètres du sol.
Le BRF reproduit le processus naturel en oeuvre dans la forêt, c’ est une nourriture pour le sol, plus besoin d’arrosage, ni d’aucun apport d’azote supplémentaire, ni de recours aux biocides et autres produits chimiques néfastes.
Les « déchets » verts de taille, d’élagage sont ainsi utilisés pour enrichir la terre.